de la manière dont le poète intervient dans le récit (est-ce qu'il est un narrateur qui intervient dans le récit ou est-ce qu'il se retire par rapport à ses personnages comme au théâtre ?). ». Dans le texte De l'interprétation, Aristote précise le caractère conventionnel du langage : « Le nom est un son vocal, possédant une signification conventionnelle... Rien n'est par nature un nom, mais seulement quand il devient symbole, car même lorsque des sons inarticulés, comme ceux des bêtes, signifient quelque chose, aucun d’entre eux ne constitue cependant un nom. σις / poïésis) et non « pratiques Â» (de πρᾶξις / praxis). La Poétique d'Aristote . Dans les chapitres 5 à 22, Aristote traite essentiellement de la tragédie, de la, Enfin, dans les chapitres 25 à 26 Aristote aborde un certain nombre de problèmes relatifs Ã. l'imitation peut donc être belle, en tant que fruit de l’élaboration de l’artiste, à partir de n’importe quel modèle, et même si ce modèle n’est pas beau en lui-même. — De ce qu’il convient de mettre sur la scène. — Différentes sortes de poésie selon les moyens d’imitationÂ, Différentes sortes de poésie selon les objets imitésÂ, Différentes sortes de poésie selon la manière d’imiterÂ, Origine de la poésie. Il prend ses distances ainsi par rapport à Platon qui voyait en la tragédie l'imitation de caractères, ce qui était l'une des bases de sa critique de l'art poétique dans les chapitres II et III de La République (par l'imitation d'hommes bas, la bassesse des hommes imités pouvait déteindre sur l'acteur). Dans l'ouvrage paru en 2010, L'art des séries télé 1 : l'appel du happy end, Vincent Colonna utilise abondamment les catégories aristotéliciennes pour formaliser la série télé réussie, signe de l'universalité des concepts narratifs découverts par le philosophe. En effet, le passage du tétramètre au mètre iambique marque, selon lui, un pas décisif dans la constitution de la tragédie. Contrairement à la plupart des philosophes, lexpérience politique dAristote est indéniable : tuteur dAlexandre le Grand, ami du Roi de Macédoine et grand voyageur, Aristote a nourri sa réflexion politique en côtoyant le pouvoir tout autant quen fréquentant Platon et ses théories politiques. Ainsi, Aristote examine l'épopée dans ses divers aspects : ses « espèces Â» et ses « parties Â», son étendue et sa métrique, son narrateur et l'effet du récit, son usage du paralogisme et l'expression. L’artiste ne fait qu’imiter l’objet produit par l’artisan ou par la nature, objet sensible qui est lui-même la copie ou l'imitation de son essence (l'Idée ou Forme). Ainsi, le recours au nom rare peut produire une difficulté sémantique (l'exemple homérique du mot « ourèas Â» est donné, ce terme pouvant signifier « mulets Â» ou « sentinelles Â») ; d'autres difficultés peuvent s'expliquer par l'emploi de termes comme métaphores ; l'accentuation des mots peut également modifier le sens d'un énoncé (Aristote donne l'exemple, tiré de l’Iliade, du présent de l'indicatif dídomen où le déplacement d'accent dans l'infinitif didómen modifie le sens de la scène) ; la ponctuation (ou la séparation des mots) explique le sens d'un énoncé (comme le montre l'exemple fournit par Aristote tiré d'Empédocle) ; certains mots sont susceptibles d'un double sens, d'où l'ambiguïté qui en découle (Aristote donne l'exemple de « pleô Â» dans l’Iliade qui peut signifier à la fois « plus de Â» et « la plus grande partie de Â») ; enfin, certaines « expressions usuelles Â» reposent sur un usage de la synecdoque ou de la métonymie, comprises au sens large comme métaphores. — De la disposition d’esprit de ceux qui l’accordentÂ, Des mœurs. YYYYYYYYYYYYY Les commentaires modernes de la Poétique d’Aristote enrica Zanin I. Présentation : les commentaires de la Poétique entre 1500 et 1640 Tout au long du XVIe siècle et dans la première moitié du XVIIe siècle, la Poétique d’Aristote fait l’objet de commentaires, non seulement en Italie, mais aussi en France et, moins largement, en Espagne, en Angleterre et en Allemagne1. Face au spectacle de ces maux déshonorants, il éprouve une honte qui le purge de son arrogance et de son désir d'accomplir des actes déshonorants. — Origine de la tragédie et de la comédie. », « il s'agit, non seulement d'imiter une action dans son ensemble, mais aussi des faits capables d'exciter la terreur et la pitié, et ces émotions naissent surtout et encore plus, lorsque les faits s'enchaînent contre notre attente Â», « imitation d'une action noble, accomplie jusqu'à sa fin et ayant une certaine étendue, en un langage relevé d'assaisonnements (, « permet de donner aux histoires leur forme achevée en se mettant le plus possible les situations sous les yeux... permettant ainsi d’éviter les contradictions internes... Â», « action qui se développe […] de manière cohérente et une, et telle que le changement du sort se réalise sans péripétie ni reconnaissance. All structured data from the file and property namespaces is available under the Creative Commons CC0 License; all unstructured text is available under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License; additional terms may apply. — Trois différences entre les imitations. Aristote, Poétique, chap. Alors que les chapitres 23 et 24 définissent les caractéristiques de l'épopée, Aristote traite ensuite des difficultés reliées à l'interprétation du modèle épique que représente Homère. En affirmant que « [...] les critères de rigueur ne sont pas les mêmes pour la politique et la poétique, ou pour un autre art et la poétique Â», Aristote réfute Platon qui, au Livre X de La République, condamne Homère sur la base du critère de la vérité scientifique : Aristote opère donc une distinction entre les arts d'imitation et les autres arts, desquels les premiers tirent leur objet : « [Aristote] préserve ainsi la poésie de l'inévitable dévaluation à laquelle l'exposaient les présupposés platoniciens (la fidélité nécessaire au modèle ; l'éloignement inéluctable de l'imitation par rapport à la réalité). PARIS . Langue; Suivre; Modifier < Poétique (trad. Ainsi, Aristote écrit que « la nature elle-même nous apprend à choisir le mètre qui lui convient Â». La Poétique est l'un des écrits les plus difficiles d'Aristote. Membre de l'Institut (Académie des Sciences morales et poétiques.) Le chapitre XX expose « les parties de l’expression prise dans son ensemble : la lettre, la syllabe, la conjonction, le nom, le verbe, l’article, la flexion et l’énoncé Â»â€¦ Il convient ici de remarquer le caractère tout à fait novateur de cette étude que l’on pourrait désigner, par anticipation, de linguistique. Poétique d’Aristote La poétique est un ouvrage d’Aristote portant sur l’art poétique et plus particulièrement sur les notions de tragédie, d’épopée et d’imitation (mimisus) rédigé autour de 335 A.J.C qui a influencé la pensée occidentale sur l’art pendant des siècles et qui a suscité de nombreux débats. D'APRÈS LE TEXTE COLLATIONNÉ SUR LES MANUSCRITS ET LES ÉDITIONS PRINCIPALES . Couverture souple. Login with Facebook Dans la tragédie, en effet, le narrateur n'intervient pas : seuls ses personnages parlent et agissent et il ne propose aucun commun commentaire et n'intervient en aucun cas dans le déroulement de la pièce. TROISIÈME ÉDITION . 1999, p. 6 : les trois catalogues oscillent entre 192 et 146 écrits. Aristote distingue deux types d'histoire : les histoires « simples Â» et les histoires « complexes Â». Il s'agit d'une histoire qui possède une introduction, un développement et une fin. » (c'est-à-dire l'épopée) de la manière suivante : Comme l'indiquait déjà le chapitre 5 (1449 a 9 sq. Ces quatre espèces de la tragédie sont déjà définies par Aristote au chapitre 18, 1455 b 30 sq. Il a probablement été rédigé autour de 335 av. Le caractère est ce qui amène les personnages d'une pièce à agir ou à parler comme ils le font. Lorsque Aristote définit la tragédie, il distingue deux points essentiels dans son évolution. — De l’élément historique dans le drame. Revue et corrigée. En effet, Aristote ne songe pas à exclure les artistes-imitateurs de la cité. 2004] LA POÉTIQUE D'ARISTOTE 725. —Pourquoi la plupart des sujets tragiques sont fournis par l’histoireÂ, Des mœurs dans la tragédie. Elle vise à atteindre le bon (le caractère, c'est-à-dire la ligne conductrice), l'utile (la catharsis, c'est-à-dire la purgation des passions) et le nécessaire (l'avènement pathétique, le summum dramatique dans lequel le spectateur éprouve de la pitié envers un héros tragique qui subit un sort (destin, fatalité) défavorable, c'est-à-dire avoir de la compassion et de la sympathie pour ce personnage qui ne méritait pas de subir un malheur qui est le fruit d'une fatalité ou d'erreurs qu'il a commises - Aristote fait de l’Œdipe Roi de Sophocle le cas exemplaire - et de la crainte, envers un destin qui peut s'abattre sur lui). » Puisque dans le récit historique, il ne s'agit pas de faire voir « une action une, mais une seule époque comprenant tous les événements qui se sont alors produits pour un seul ou plusieurs hommes et dont chacun n'entretient avec un autre qu'un rapport fortuit. ». Index of scans Whole text. Les épopées homériques ayant joué un rôle prépondérant au sein de l'éducation grecque classique, l'écart temporel avec la société grecque archaïque, avec ses coutumes et sa langue, engendrait déjà au temps d'Aristote des difficultés d'interprétation, celles-ci étant désignées comme des « problèmes Â». — Du dénouementÂ, De l’événement pathétique dans la fable. — Des motifs de la faveur accordée. Ses analyses sur la Dans la Poétique, Aristote reprend le concept de mimesis à Platon et semble, par là, s'inscrire dans la tradition platonicienne en présentant l’art comme une imitation. En revanche, dans le cas de l'épopée le narrateur a l'occasion de commenter l'action et de parler en son propre nom. Aristote présente d'abord un ensemble de trois solutions aux problèmes soulevés par les critiques qui s'appuient sur le critère de la vérité (ou du manque de vérité). sister projects: Wikidata item. C'est à partir de l'œuvre de Platon que la pensée d'Aristote peut être comprise. Le nom est la plus petite unité signifiante… tout mot est une combinaison de son et de sens. Les Topiques sont un ouvrage du philosophe grec Aristote.Il s’agit du cinquième livre de l’Organon, ensemble de traités de logique et d'argumentation. Il a probablement été rédigé autour de 335 av. Tant en physique, métaphysique, ou logique, qu'en morale et en politique, il r [] Lire la suite Pour Aristote, les meilleures tragédies ont une action complexe. C'est sur la notion d'imitation (mimèsis) que s'articulent donc ces solutions, puisque l'imitation correspond pour Aristote à l'une des trois situations suivantes : l'imitation porte sur « [...] soit les choses qui ont existé ou existent, soit les choses qu'on dit ou qui semblent exister, soit les choses qui doivent exister. Après un développement sur l'expression aux chapitres 20 à 22, Aristote décrit au chapitre 23 « l'art d'imiter à travers un récit mis en vers. », « celles où les épisodes se succèdent sans vraisemblance ni nécessité. Poétique / Aristote ; [expliquée littéralement et annotée par F. de Parnajon] ; [et traduite en français par É. Egger] -- 1875 -- livre La suite des idées- y est souvent peu claire, la phrase est chargée d'incidentes qui semblent rompre- le développement logique, quelquefois même la construction grammaticale paraît impossible à établir. — Dans quelle disposition avons-nous honte ?Â, Des personnes à qui l’on fait une faveur. Le plan de l'article : Première solution : le plaisir Deuxième solution : la tendance à la mélodie et au rythme Troisième solution : la bonne nature Une philosophie naturaliste de l'histoire de l'art. Dans les chapitres 1 à 5, Aristote introduit les catégories et concepts grâce auxquels il classe et analyse les différentes formes de productions poétiques ; il classe ainsi ces dernières en fonction : de la façon dont elles représentent leur objet (est-ce qu'elles représentent leur objet comme il est, en mieux ou en pire ?). Le plaisir esthétique fait ainsi sa première apparition dans l’histoire de la philosophie. La « pensée Â» est la forme du discours adaptée à la situation dramatique : « c'est la faculté de dire ce que la situation implique et ce qui convient ; c'est précisément, dans les discours, l'objet de l'art politique ou rhétorique ; car les poètes anciens faisaient parler leurs personnages en citoyens, les modernes les font parler en orateurs Â». Aristote, Poétique Aristote, Poétique Aristote, Poétique La Poétique est un ouvrage d’Aristote portant sur l'art poétique et plus particulièrement sur les notions de tragédie, d’épopée et d’imitation. 1671] Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF. 4, 1448 b 4-27. ». La dernière modification de cette page a été faite le 24 mai 2017 à 10:11. The Poetics by Aristotle, translated by Samuel Henry Butcher. La dernière modification de cette page a été faite le 10 novembre 2016 à 21:18. La dernière modification de cette page a été faite le 24 mai 2017 à 10:11. Poétique d’Aristote et compose son Art poétique pour prodiguer des conseils aux auteurs de son époque, tout en donnant l’exemple : il théorise ainsi le classicisme. Selon Aristote, « appartient au domaine de la pensée tout ce qui doit être produit par la parole […] : démontrer, réfuter, produire des émotions violentes (comme la pitié, la frayeur, la colère et autres de ce genre), et aussi l'effet d'amplification et les effets de réduction. Enfin, Aristote soulève le problème de la contradiction, qui peut émaner de l'incohérence du discours que le critique peut tenir sur le texte poétique ; il indique que les contradictions doivent être examinées de la même manière qu'en rhétorique on procède à la réfutation de l'adversaire. J.-C. Il a influencé … C'est sur ce point qu'Aristote se sépare de Platon. Ce livre, qui est cette deuxième partie de la Poétique, disparaît à jamais dans les flammes, ce qui explique qu'il faut désormais se contenter du premier, consacré à la tragédie. Les caractères — c'est-à-dire ce qui fait des personnages qu'ils sont ce qu'ils sont â€” viennent en deuxième position. SUR LE TEXTE DE LA « POÉTIQUE » D'ARISTOTE. Variétés du bonheurÂ, Du nombre et de la nature des divers gouvernements ; de la fin de chacun d’euxÂ, De la vertu et du vice. Du nombre et de la nature des sources du syllogismeÂ, Quels sont les gens qui font du tort, quel mal font-ils et à qui ?Â, Sur les causes d’un préjudice plus grave et moins graveÂ, Comment on agit sur l’esprit des jugesÂ, De ceux qui excitent la colère ; des gens en colère ; des motifs de colèreÂ, Ce que c’est que d’être calme ; à l’égard de qui l’on est calme, et pour quels motifsÂ, Quelles sortes de personnes on aime et l’on hait ; et pour quels motifsÂ, Qu’est-ce que la crainte et ce qui l’inspire ? LA POLITIQUE D'ARISTOTE . Aristote insiste sur le fait que ce ne sont que les actions des personnages qui sont imitées. . Wikisource Le contenu est disponible sous licence CC BY-SA 3.0 sauf mention contraire. Quantité disponible : 4. D'abord, ils en retirent du plaisir car l'objet, tel que le représente le poète ou l'artiste, est plus beau qu'en réalité. ), Aristote établit une comparaison entre l'épopée et la tragédie, pour en faire apparaître les ressemblances et les différences (« L'épopée est conforme à la tragédie jusque dans le fait qu'elle est l'imitation d'hommes nobles dans un récit versifié ; mais le fait qu'elle emploie un mètre uniforme et qu'elle est une narration, les rend différentes. Poétique, Aristote, Lgf. >Aristote Poétique La Poétique est l'ouvrage qui fonde la réflexion sur la poésie et l'objet littéraire en Europe : du Tasse à Lessing, de Racine à Nietzsche, tous les grands créateurs, tous les grands théoriciens l'ont lue et méditée. Ainsi, bien qu’Aristote ait écrit au moins trois ouvrages consacrés à la poésie, les Questions homériques, Sur les Poètes et la Poétique, seul le troisième nous est parvenu, et encore est-ce sous une forme incomplète, puisque l’essentiel des développements consacrés à la comédie ont été perdus. La meilleure citation d'Aristote préférée des internautes. This page was last edited on 26 May 2018, at 23:48. Il faut éviter de donner à une tragédie les proportions d’une épopée. Aristote utilise cependant cette notion de deux manières très différentes dans La Poétique. Neuf. J.-C. Il a influencé la réflexion occidentale sur l'art pendant des siècles et suscité de nombreux débats. » Il ne s'agit donc pas de la même chose. ». J. BARTHÉLÉMY-SAINT-HILAIRE . L’art pour Platon, en tant que production d’objet, n’est donc qu’une imitation de second ordre, copie de la copie de l'Idée. L’ethos des personnages se réfère donc aux choix des personnages. » Il s'agit dès lors d'évaluer les représentations et de déterminer si « [...] la scène représentée est comme elle doit être ; comme on dit qu'elle est ; comme elle se déroulait autrefois Â». Le chapitre 24 de la Poétique énonce certaines caractéristiques de l'épopée par comparaison avec la tragédie. En effet, Platon explique au livre X de La République que l'œuvre d'art n'est qu'une imitation d'imitation, la copie d'une copie. La seconde catégorie de fautes porte sur les fautes dites accidentelles, puisqu'elles sont « commises contre d'autres règles Â» ; ce ne sont pas des fautes poétiques dans la mesure où elles concernent d'autres disciplines ou d'autres techniques, c'est-à-dire des objets extérieurs à l'art poétique. et 1456 a, où la tragédie simple est liée à l'usage du spectacle (c'est-à-dire : « [...] un récit dramatique où la linéarité et la simplicité de la narration est palliée par le recours au spectaculaire Â», comme l'indique Michel Magnien). Il donne alors une image du poète patient, acharné, recommençant sans cesse son travail à … ), permet la « catharsis Â», c'est-à-dire l'épuration des passions mauvaises des hommes qui auraient pu menacer l'ordre réel de la cité si elles n'avaient trouvé à s'épancher dans la contemplation de l'œuvre. Vendeur : Gallix (Gif sur Yvette, France) Evaluation du vendeur : Ajouter au panier EUR 46,70. Aristote. ». La Poétique (en grec : Περὶ ποιητικῆς / Perì poiêtikês, « De la poétique ») est un ouvrage d’Aristote portant sur l'art poétique et plus particulièrement sur les notions de tragédie, d’épopée et d’imitation. « La syllabe est un son sans signification Â». », Enfin, le plan de l'expression doit être, selon Aristote, travaillé dans « les parties sans action et qui ne comportent ni caractère ni pensée. J.-C., la Poétique d’Aristote est un ouvrage qui a profondément modelé la vision occidentale de l’art. Cette qualité du son sera présente chez tous les Latins, Horace et Varron en particulier. », S'il faut produire dans la tragédie un « effet de surprise Â», l'épopée est mieux à même de le susciter par sa capacité à intégrer l'irrationnel (puisque, dans l'épopée, l'action du personnage ne se déroule pas devant nos yeux comme sur scène). Traduction, introduction et notes de Barbara Gernez, Paris, Les Belles Lettres, 2001. « Le nom est un son composé et signifiant qui n'indique pas le temps, dont aucune partie n'est signifiante par elle-même Â» (voir aussi De l’interprétation, 2). Le mètre iambique est celui qui convient le mieux aux échanges parlés, et donc le mètre le plus approprié à la tragédie. L'objet de sa démonstration tient dans l'idée que la représentation artistique, en imitant des situations qui ne sauraient être moralement tolérées dans la réalité de la communauté politique (crimes, incestes, etc. », Une distinction est ensuite introduite entre l'épopée (le récit épique) et le récit historique : l'agencement des histoires épiques « ne doit pas être semblable à celui des récits historiques. ». En outre, les hommes, par le travail des poètes, accèdent à une certaine forme de connaissance. » Ce serait ainsi en raison du « fini dans l'exécution, de la couleur ou d'une autre cause de ce genre Â», qu'une peinture, représentant par exemple des cadavres, procurerait un plaisir. Il insiste cependant sur la distance existant entre la chose représentée et son imitation : En ce qui concerne la connaissance, Aristote s'oppose ici aussi radicalement à Platon qui nous exhorte à nous détacher des apparences sensibles et à nous tourner vers la réalité Idéale. From Wikisource. », « est conforme à la tragédie jusque dans le fait qu’elle est l’imitation d’hommes nobles dans un récit versifié ; mais le fait qu’elle emploie un mètre uniforme et qu’elle est une narration, les rend différentes. En effet, Eschyle fut le premier à porter de un à deux le nombre des acteurs sur scène, à diminuer les interventions du chœur, et à donner le premier rôle au dialogue. Cela signifie qu'elles n'ont pas leur fin en elles-mêmes à la différence de la praxis, qui a sa fin en elle-même (telle l'action morale). Dans sa composition de l'épopée, le poète doit par ailleurs mesurer ses « interventions personnelles Â». Métaphore rhétorique et métaphore poétique chez Aristote 4.Le travail du style doit demeurer secret et l’effet de la méta-phore doit être caché dans la Rhétorique (04b18-21); il faut aussi se méfier de la pompe (05a30-31, 08a10-14); ce sont — Manière de le développerÂ, Du nœud et du dénouement. « [Des] objets réels que nous ne pouvons pas regarder sans peine, nous en contemplons avec plaisir l'image la plus fidèle ; c'est le cas des bêtes sauvages les plus repoussantes et des cadavres. Emmanuel Martineau, « Mimesis dans la Poétique : pour une solution phénoménologique Â». Poétique (Aristote) La Poétique est un ouvrage d Aristote portant sur la tragédie, l épopée et la notion d imitation. — Importance relative de ces partiesÂ, Comparaison de l’histoire et de la poésie. La Poétique (en grec : Περὶ ποιητικῆς / Perì poiêtikês, « De la poétique ») est un ouvrage d’Aristote portant sur l'art poétique et plus particulièrement sur les notions de tragédie, d’épopée et d’imitation.Il a probablement été rédigé autour de 335 av. Elle soulève toutefois des difficultés : le satyre n’est jamais appelé « bouc Â» dans les textes grecs et bien peu de choses semblent relier les tragédies grecques conservées et le genre satirique. L’histoire, ou « l'agencement des faits Â» est sa partie la plus importante, « puisque la tragédie imite, non pas les hommes, mais l'action, la vie, le bonheur et le malheur. La Politique, son œuvre de philosophie politique majeure, résulte de ces diverses expériences, lesquelles assoient la légitimité de cette oeuvre. Les problèmes traités par Aristote soulèvent également la question de l'impossible et de l'irrationnel, dont le critique doit tenir compte dans son interprétation des arts de l'imitation. L'art est ainsi salutaire pour l'ordre de la cité, qu'il protège en détournant la satisfaction des passions mauvaises dans un autre ordre, celui des imitations, où elles peuvent se satisfaire par imitation ou mimétisme, sans attenter à la stabilité de l'ordre politique. Ce n'est qu'à partir du chapitre 6 qu'ethos renvoie aux choix, et donc aux caractères respectifs des personnages. Il a influencé la réflexion occidentale sur l art pendant des siècles et a été au centre du renouveau de la poétique moderne.… La Politiq… Jump to navigation Jump to search. — Divisions primitives de la poésie. », En lien avec la présentation, au chapitre 16, des paralogismes propres à la tragédie, Aristote indique qu'en matière d'épopée « Homère a encore appris aux autres la manière de dire des mensonges - c'est-à-dire de manier le raisonnement faux. L'artiste imitateur lui-même apparaît comme un danger pour la réalisation de la République, puisqu'il est un illusionniste, qui fait tenir pour vrai ce qui est faux et peut ainsi renverser dans l'apparence qu'il construit l'ordre des valeurs. — Des sujets traités dans les chants du chœurÂ, Des éléments grammaticaux de l’élocutionÂ, De l’emploi de la glose, de la métaphore, de l’ornement, etc.Â, Comparaison de l’épopée avec la tragédie. Aristote, Poétique, traduction de Charles Batteux, Paris, J. Delalain, 1874. La Politique ou les Politiques (en grec ancien πολιτεία, ou bien comme le dit Aristote dans sa Rhétorique, I, 8, 1366a : ἐν τοῖς πολιτικοῖς = « les (traités) politiques » — littér. — Premiers progrès de la tragédieÂ, Définition de la comédie ; ses premiers progrès. Cette hypothèse semble étayée par Aristote qui affirme que la tragédie est d’origine satirique et légère. — — — —  i  ii  iii  iv  v  vi  vii  viii  ix  x  xi  xii  xiii  xiv  xv  xvi  xvii  xviii  xix  xx  xxi  xxii  xxiii  xxiv 001 002 003 004 005 006 007 008 009 010 011 012 013 014 015 016 017 018 019 020 021 022 023 024 025 026 027 028 029 030 031 032 033 034 035 036 037 038 039 040 041 042 043 044 045 046 047 048 049 050 051 052 053 054 055 056 057 058 059 060 061 062 063 064 065 066 067 068 069 070 071 072 073 074 075 076 077 078 079 080 081 082 083 084 085 086 087 088 089 090 091 092 093 094 095 096 097 098 099 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 258 259 260 261 262 263 264 265 266 267 268 269 270 271 272 273 274 275 276 277 278 279 280 281 282 283 284 285 286 287 288 289 290 291 292 293 294 295 296 297 298 299 300 301 302 303 304 305 306 307 308 309 310 311 312 313 314 315 316 317 318 319 320 321 322 323 324 325 326 327 328 329 330 331 332 333 334 335 336 337 338 339 340 341 342 343 344 345 346 347 348 349 350 351 352 353 354 355 356 357 358 359 360 361 362 363 364 365 366 367 368 369 370 371 — — — — —, La poésie consiste dans l’imitation. L’Art poétique n’est pas un dialogue, mais un traité technique. Ces problèmes étaient réunis dans des recueils où des solutions, tant philologiques qu'historiques, étaient proposées. Cependant, l'épopée diffère de la tragédie par son étendue et par le mètre (le type de vers) utilisé. L'œuvre d'art qui ne relèverait que de la représentation est ainsi de piètre valeur, car doublement éloignée de la vérité. Pour Aristote, l'enjeu est ici la question de l'imitation (mimèsis) : « Le poète doit en effet parler le moins possible en son nom personnel, puisque lorsqu'il le fait, il n'imite pas. La vraisemblance, le signe, l’exempleÂ, Des trois genres de la rhétorique : le délibératif, le judiciaire, le démonstratifÂ, Principales propositions propres au genre délibératifÂ, Quel but on doit se proposer quand on conseille et quand on dissuade. » Un rappel est donc effectué du chapitre 7, 1451 a 5, où la limite est définie : Sur le plan de la métrique, selon Aristote, c'est le « mètre héroïque Â» qui s'avère le mieux adapté à la longueur de l'épopée ; ce mètre est « le plus posé et le plus ample de tous Â», à la différence de l'iambe et du tétramètre. Liste des citations d'Aristote classées par thématique. Utilité et rôle de la rhétoriqueÂ, Définition de la rhétorique.